La SETREM, vous invite à une visite au cœur de l’atome.

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S.A.S SETREM – Rédaction Michel FLAHAUT – 4 novembre 2018

 

Martensitiques, ferritiques ou austénitiques, quand les atomes de fer pur s’assemblent, c’est toujours selon un empilage ordonné.

Les caractéristiques mécaniques du fer dépendent directement de cet empilage, explication :

 

Ferrite

Lorsque la température du fer se situe entre 910 et 1390°C, sa structure se transforme pour prendre la forme d’un cube ayant un atome à chaque coin en plus d’un atome au centre du cube (8+1 atomes).

Cet empilage s’appelle ferrite ou cubique centré.

 

 Austénite

L’assemblage des atomes ‘à froid’ donne une composition cubique dite ferrite, dans le cas d’un assemblage ‘à chaud’, les atomes prennent alors une autre disposition. Chaque carré formant le cube est formé de 5 atomes, un à chaque extrémité et un en son centre. (8+6 atomes).

Cet empilage s’appelle austénite ou cubique à faces centrées.

« En résumé, explique Maxime Sailly, président de la SETREM, à froid, les atomes s’assemblent en ferrite et à chaud en austénite. Quand le fer contient du carbone il devient acier et à chaud il est austénitique. Par contre, un refroidissement rapide de la matière aura pour conséquence de le rendre martensitique. »

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Martensite

La martensite est ainsi une solution solide d’insertion sursaturée en carbone dans le fer. La conséquence d’un refroidissement lent est le déplacement de carbone alors qu’il se fige dans la structure en cas de refroidissement rapide.

La martensite est une phase métastable des aciers, les aciers martensitiques sont :

  • Aciers au carbone
  • Aciers faiblement alliés
  • Aciers alliés
  • Aciers inoxydables // Carbone et chrome :13%, 14% ,15%, 16% , 17% ,…de chrome

La SETREM et les métaux de l’extrême.

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Toujours plus performants et innovants, les matériaux n’en finissent pas de surprendre par l’infini des possibilités qui s’ouvre aux chercheurs. En France, c’est à St Etienne qu’élèves ingénieurs et chercheurs mettent à jour des procédés remarquables.

Matériaux haute performance, procédés d’élaboration innovants… La métallurgie est loin d’être un champ de recherche vieillissant, bien au contraire ! À Mines Saint-Étienne, élèves ingénieurs, chercheurs, physiciens et autres scientifiques développent par exemple de nouveaux alliages pouvant être utilisés dans des conditions extrêmes.

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Le secteur pétrolier s’intéresse constamment aux innovations des métaux

Les alliages à forte entropie

Si les alliages sont traditionnellement constitués d’un élément chimique majeur tels que le nickel ou le fer et d’éléments secondaires, la particularité des alliages à forte entropie et d’être constitués d’au moins cinq éléments en proportions égales. Ces matériaux offrent des propriétés mécaniques bien plus grandes ainsi qu’une résistance et une plasticité accrue.
Pour exemple, la famille d’alliages A3S développée à St Etienne est un ensemble d’aciers inoxydables de nouvelle génération. Selon Anna Fraczkiewicz physicienne des matériaux à Mines Saint-Étienne et qui témoignait pour le magazine I’M Tech : « Ceux-ci présentent une structure d’agencement particulière, dans laquelle les atomes s’organisent de façon à occuper les sommets et le centre des faces d’un cube imaginaire. Cette organisation offre aux alliages A3S une capacité à se déformer sans se rompre à basse température, ainsi qu’une résistance mécanique trois fois plus grande que celle des aciers inoxydables existants ».

Applications de l’extrême

La sureté nucléaire

Les capacités exceptionnelles de ces alliages nouvelle génération offrent une utilisation dans les domaines les plus éprouvants.

Non seulement les hautes résistances aux températures extrêmes et aux radiations confèrent à ces métaux des utilisations idéales dans le domaine du nucléaire mais la science va encore plus loin désormais.
Un des risques des aciers exposés à des phénomènes particuliers tels que les attaques radioactives est la migration possible de certains éléments dans des zones de fragilisation, spécifiquement nommées les joints de grains. Désormais, la cinétique de ce phénomène est quantifiable et l’estimation de la durée de vie d’un matériau permet de garantir ces risques.

Les fonds marins

L’exploitation pétrolière est aussi une branche ou la demande en novations est permanente. Les canalisations subaquatiques de forage sont évidemment soumises à des contraintes extrêmes.

Face aux casses et aux fuites qui sont autant de désastres écologiques et économiques, les aciers inoxydables martensitiques offrent les résistances suffisantes, sous condition d’utilisations appropriées et dans un environnement maitrisé.
« Ces innovations techniques sont à la fois indispensables pour que puissent se développer les métiers de pointe mais elles viennent aussi compléter les possibilités de mise en œuvre dans l’ensemble des professions qui utilisent l’acier au quotidien, » insiste le président SETREM, Maxime Sailly.

Les métiers inextinguibles de la métallurgie

Rédacteur : Michel FLAHAUT – 28 août 2018

Confrontée à des pertes d’emploi depuis 20 ans, la métallurgie française cherche un nouveau modèle de développement en misant sur l’innovation et des services inédits.

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Sidérurgie, fonderie, transformation des métaux, construction mécanique, navale, aéronautique, spatiale, ferroviaire et automobile, bâtiment, composants et équipements électriques et électroniques, appareils électroménagers… :  la métallurgie est indispensable à de très nombreux secteurs d’activité et concentre plus de la moitié de l’emploi industriel français.

 Soumises à une forte concurrence internationale des pays émergents (Chine, Inde, Russie), à l’augmentation du prix des matières premières et une demande intérieure peu dynamique, les entreprises s’adaptent, au prix de restructurations, de réorientations de leur offre et de changements organisationnels conséquents.

 Secteur industriel de la production des métaux et de leurs alliages, la métallurgie française regroupe, selon l’Observatoire de la Métallurgie, environ 43.000 entreprises et 1,5 million de salariés.

 Plus de 8 entreprises sur 10 sont des PME.

Une étude réalisée par la région Ile de France démontre que la métallurgie représente la moitié des emplois industriels et recouvre 35% des entreprises industrielles et 47% des emplois industriels.

La métallurgie compte 24% de femmes dans ses effectifs.

La filière fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques représente 12% des activités métallurgiques au niveau national et 10% des salariés de la profession occupent cette branche. C’est principalement dans les métiers de précision et technologiques que le nombre de femmes employées est en croissance constante.

Les activités concernées

La métallurgie regroupe 7 grandes familles d’activités :

(NDR) Des fiches et des vidéos sur différents métiers de la métallurgie sont à retrouver sur lesmetiers.fr.

  • les produits informatiques, électroniques et optiques ;
  • les équipements électriques ;
  • les machines et équipements ;
  • l’automobile ;
  • les autres matériels de transport ;
  • la métallurgie et les produits métalliques ;
  • les autres industries manufacturières.

Les opportunités actuelles et à venir

Malgré le contexte global peu favorable, les entreprises françaises du secteur de la métallurgie continuent à recruter de façon conséquente, notamment pour compenser les départs en retraite (environ 30.000 départs par an entre 2012 et 2020).

Pour pérenniser leurs activités, elles devront par ailleurs miser sur l’innovation et sur les produits à haute valeur ajoutée (produits informatiques, électronique, etc.). Le secteur intègre désormais de plus en plus de candidats qualifiés, et la part d’ingénieurs et de cadres techniques progresse.

Dans le même temps, certaines entreprises prévoient de prendre leurs distances par rapport à la production, au profit du conseil et de la formation. Elles proposent des solutions globales en capitalisant sur leur expérience.

Pour l’entreprise SETREM, le partage d’expériences et les qualités humaines sont bien les premières richesses engagées au service des donneurs d’ordres. « Nous avons fait le choix de ne jamais renier notre métier premier avec des conceptions complexes en chaudronnerie et en tuyauterie mais aussi de développer la gamme et de profiter des évolutions technologiques. Ainsi, SETREM se compose d’hommes et de femmes aux formations diverses mais complémentaires » poursuit le président, Maxime Sailly.

Certifications, qualité SETREM : la Norme ISO

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Rédaction pour SAS SETREM – Michel Flahaut – 21 août 2018
Maxime Sailly devant un échangeur de chaleur, fabriqué pour une usine de République Tchèque.
Maxime Sailly devant un échangeur de chaleur, fabriqué pour une usine de République Tchèque.

Une norme est un document officiel réalisé par un organisme agréé. La normalisation est la rédaction de ces normes. Les établissements qui rédigent les normes sont appelés organismes de normalisation.

Les normes les plus connus sont l’Afnor, le CEN, OASIS et bien sûr ISO.

D’après l’ISO, International Organization for Standardization, la définition officielle de la norme est la suivante :

« Document établi par consensus et approuvé par un organisme reconnu, qui fournit, pour des usages communs et répétés, des règles, des lignes directrices ou des caractéristiques, pour des activités ou leurs résultats garantissant un niveau d’ordre optimal dans un contexte donné. »

La norme doit impérativement :

  • Lister les méthodes pour reproduire un produit ou un service,
  • Être reconnue par les professionnels du milieu concerné.

Maxime Sailly, président de la S.A.S SETREM le précise : « Certaines entreprises doivent respecter une ou plusieurs normes. C’est le cas des métiers du bâtiment, les produits pharmaceutiques ou les produits alimentaires et les jouets pour enfants. Dans notre cas, nous devons respecter des normes qui garantissent la fiabilité de notre travail auprès de notre clientèle mais aussi qui garantissent nos procédés vertueux en faveur de l’environnement par exemple »

Les différents types de normes ISO

Types de normes

Rôle des normes

Normes fondamentales Réglementent les sigles, symboles et la terminologie.
Normes de spécifications Renseignent sur les caractéristiques et les performances que l’on peut attendre d’un produit ou d’un service.
Normes d’analyses et d’essais Renseignent sur les tests à effectuer avant la sortie d’un produit ou d’un service.
Normes d’organisation Concernent le management de la qualité et le process qualité.

z11« Parce qu’une fabrication ne se décide pas au hasard ».

ISO 9001:2015, une référence SETREM

« Nous sommes accrédités de la norme Systèmes de management de la qualité / Exigences, explique Maxime. Dans notre profession, il est plus qu’important que nos clients puissent avoir une confiance absolue en notre process »

L’ISO 9001:2015 spécifie les exigences relatives au système de management de la qualité lorsqu’un organisme:

  1. a) doit démontrer son aptitude à fournir constamment des produits et des services conformes aux exigences des clients et aux exigences légales et réglementaires.
  2. b) vise à accroître la satisfaction de ses clients par l’application efficace du système, y compris les processus pour l’amélioration du système et l’assurance de la conformité aux exigences des clients et aux exigences légales et réglementaires applicables.

Toutes les exigences de l’ISO 9001:2015 sont génériques et prévues pour s’appliquer à tout organisme, quels que soient son type ou sa taille, ou les produits et services qu’il fournit.

Les normes ISO ne sont pas là pour ‘se faire plaisir’ mais garantissent bien les qualités entrepreneuriales et sont mondialement respectées. Elles permettent entre autres :

  • D’ouvrir des marchés mondiaux : l’OMC reconnaît la contribution des normes internationales à l’amélioration de l’efficacité de la production et du commerce international et leur rôle fondamental dans l’harmonisation des règlements.
  • A favoriser des solutions à des enjeux nationaux et internationaux comme l’atténuation des risques, l’efficacité des ressources énergétiques et la gestion partagée du commerce national et international.
  • A économiser de l’argent, en fournissant bon nombre des spécifications techniques et des exigences détaillées en termes de sécurité.
  • A apporter des solutions qui représentent un large éventail de points de vue et d’expertise et auxquelles de nombreux groupes de parties prenantes adhèrent.

De plus, les normes ISO sont élaborées avec la participation des gouvernements du monde entier.

 

 

 

 

 

Forgeron, un millénaire de perfections

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Rédacteur Michel FLAHAUT – 14 août 2018

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Le forgeage est l’ensemble des techniques permettant d’obtenir une pièce mécanique en appliquant une force importante sur une barre de métal, à froid ou à chaud, afin de la contraindre à épouser la forme voulue.

Ce métier implique un dispositif de frappe (marteau, masse, martinet ou marteau-pilon) et un support (enclume ou matrice).

La forge ne permet pas d’obtenir les mêmes marges de tolérance que l’usinage, elle est réservée aux pièces requérant une forte résistance mais une faible précision (boulonnerie, outillage).

En revanche, les pièces obtenues sont plus résistantes aux contraintes mécaniques car la déformation des métaux engendre un grand nombre de phénomènes métallurgiques, tant au niveau microscopique que macroscopique. Parmi ces phénomènes on trouve notamment le corroyage, qui lui-même est à l’origine du fibrage du métal.

 

Les principales opérations de forgeage

Le dégorgeage :

Cela consiste à étirer le métal en cherchant à conserver une largeur importante ;  Pour cela on emploie un dégorgeoir.

L’étirage :

Cela vise à allonger une barre métallique par réduction de sa section. Réalisé sur la bigorne ronde puis fini sur la table de l’enclume.

Le poinçonnage :

Cela consiste à percer le métal à chaud pour y creuser un trou conforme au poinçon utilisé : carré, rond…

Le refoulement :

Cette opération contraire à l’étirage vise à augmenter la section d’origine de la barre pour compenser un manque de matière. Cette opération se fait donc au détriment de la longueur de la barre, en exerçant des chocs à l’extrémité d’une barre portée à température élevée.

Le cintrage :

Cela consiste à aboutir à la formation de différents types de rouleaux (à œil, à noyau, etc…) ;

Le roulage :

Cela s’effectue à l’aide d’un gabarit (faux rouleau), qui peut être le fruit du travail sur un « tas », voire même avec une griffe et un griffon.

L’étampage :

Cela consiste à imprimer un dessin sur une plaque métallique. Cette opération nécessite la réalisation d’une étampe qui permettra de reproduire en plusieurs exemplaires le dessin d’origine.

 

Le forgeron ne se limite pas au marteau et à l’enclume …

Si la forge est constituée d’un foyer, d’un étau et d’une enclume en principaux outils, n’oublions jamais que l’art du travail des métaux, transmis depuis des siècles de forges en forgerons, est complexe, nécessitant un savoir-faire indéniable.

 

Voici une liste non exhaustive des outils de base de l’artisan forgeron :

  • Les marteaux :
    • marteau de forgeron de plusieurs tailles.
    • marteau rivoir
    • marteau à planer
    • marteau de maréchal
    • marteau à repousser
    • marteau à étirer
    • marteau en bois
  • Les pinces de forgerons :
    • pince à mandriner
    • pince Habermann à mandriner
    • pince Hofi-tongs
  • Les griffres de débillardage :
    • existe en différentes tailles
  • Les étampes :
    • étampe dégorgeoir
    • étampe à trancher
  • Les burins :
    • burins plats (différentes tailles)
    • burins ronds (différentes tailles)
  • Les brosses métalliques.
  • Les pinces usuelles.

 

Vous voilà prêt pour exercer le métier de forgeron ou pour partir à la recherche de ce minerais dans les 40 pays qui en produisent. Préférez la Chine, l’Australie, le Brésil ou la Russie qui sont les plus fournis en minerais.

Nous quittons quelques instants la forge familiale pour un chiffre : Plus de 3 500 000 000 000 kilos de fer sont produits par an.

« La ressource n’est pas inépuisable, précise Maxime Sailly, président de la S.A.S SETREM. L’acier se recycle et les circuits de récupération sont en place, d’autant plus que la consommation d’énergie en refonte est bien moindre qu’en extraction du minerai brut et que la qualité finale reste inchangée »

Chez SETREM, ce sont les inoxydables qui sont au cœur du métier, des métaux dits ‘propres’ car d’une longévité de vie bien supérieure aux aciers.

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